Au cours de la semaine que dure la Simulation, les participants sont amenés à entrer dans la peau de ceux qui participent à la vie politique européenne. Si la plupart revêtiront le costume d’eurodéputé, certains auront la casquette de Commissaire européen, de président du Parlement, de chef de groupe politique, de rapporteur, président ou secrétaire de commission... Mais parce que la vie politique ne serait pas la même sans eux, certains seront également journalistes du quotidien, du journal télévisé ou du blog... ou encore des représentants de groupes d’intérêts.
Tous les participants sont amenés à prendre part aux débats sur quatre sujets en rapport avec l’actualité européenne concernant des thèmes très divers, chacun selon des modalités propres à leur rôle dans la Simulation. Parmi les sujets débattus récemment, l’on retrouve la sécurité, les politiques économiques et sociales, le commerce extérieur, le droit des sociétés, ou encore la défense européenne.
Quatre textes portant sur ces sujets sont proposés et vont suivre un processus législatif alternant séances plénières et travail approfondi en commission parlementaire. Au terme de ce processus, les textes tels qu’amendés, notamment suite aux négociations en politique de couloir, sont proposés au vote de l’ensemble des eurodéputés lors de la dernière séance plénière.
La Simulation ne s’arrête pas aux débats sur les quatre textes retenus. En effet, le travail parlementaire comprend également des questions à la Commission ou au Conseil, des interventions politiques en réponse à une actualité brûlante ou encore des débats sur des propositions de résolution soumises par des eurodéputés.
Ce mode de fonctionnement, similaire à la manière de travailler du véritable Parlement européen, permet aux participants d’assimiler les processus décisionnels de la démocratie européenne. Aussi, le Règlement intérieur du Parlement européen simulé, document de référence qui organise les débats et la votation, est basé sur le véritable règlement intérieur du Parlement européen.
Ce parallélisme poussé à l’extrême permet une immersion d’autant plus forte que les coutumes et habitudes du Parlement européen sont représentées. Avec de nombreux actuels et anciens en stage ou en poste dans les institutions européennes - en particulier à la Commission européenne et au Parlement européen -, l’organisation a su s’entourer des personnes les plus compétentes pour assurer ce réalisme.
Il faut noter que, acteurs importants de la vie politique européenne, les groupes politiques sont également représentés dans la Simulation. Ils jouent un rôle central dans l’organisation de la semaine tout en contribuant à donner une idée précise des différentes idéologies présentes au sein du Parlement européen. Ils ont d’ailleurs un but pédagogique d’encadrement et de sensibilisation. Toutefois, à la différence de la situation des pratiques en vigueur dans le monde politique, la SPECQUE ne promeut pas la pratique de la ligne de groupe. Elle encourage plutôt les eurodéputés à défendre leurs positions personnelles, même si ces opinions s’écartent de l’idéologie qu’ils sont censés représenter. Cette non-partisanerie vise à promouvoir les échanges culturels et l’approfondissement personnel des questions en débat.